FRANCA MAÏ LE BLOG DE FEU

Franca Maï la singuière | Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 11 mars 2008

Echo REPUBLICAIN 07 mars 2008 à propos de L'Amour Carnassier et de Franca Maï

Franca Maï Franca Maï photographiée par Didier Delaine (2008) Agence Koboy

Franca Maï écrit comme elle respire. Ses courts chapitres sont des battements de cœur qui parfois s'emballent, puis se calment, mais pas trop souvent. Car les romans de cette écrivain résidant à Saint-Lubin-des-Joncherets ne laissent pas de place à la mièvrerie. Ils sont tout sauf anodins. L'Amour carnassier, son dernier opus, laisse le lecteur haletant, interrogatif parfois face au changement de narrateur, effrayé souvent par la violence des faits et des mots, admiratif toujours devant cette peinture réaliste de la société...

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mardi 1 janvier 2008

VOEUX 2008

..Pauvre tâche, tu oses me demander avec ton masque de bienveillance

comment je vais alors que pendant tous ces longs mois, tu te fichais bien de savoir si je bouffais ou si je crevais la gueule ouverte. Lorsque je suis venue voir ton mari pour lui demander de m’aiguiller sur un autre emploi, il m’a répondu : « la société n’a que faire de pièces détachées. Il n’y a pas de place pour vous...

extrait de l'Amour Carnassier cherche-midi éditeur sortie prévue le 10 janvier 2008

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mercredi 7 novembre 2007

LE CHE PLUS QUE JAMAIS de Jean Ortiz

La caméra de Di2 croise au hasard de la Fête de l'Humanité à Rouen 2007, Jean Ortiz maître de conférences à l'université de Pau qui signe un livre collectif universitaire, Che plus que jamais. Une interview menée par Franca Maï

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mardi 4 septembre 2007

Franca Maï au salon littéraire Dimanche des livres Mémoires ouvertes à la Ferté Vidame

Kris auteur de bande dessinée & Franca Maï

Photo: Arena

Franca Maï dédicaçait ses romans au salon Dimanche des Livres Mémoires ouvertes à la Ferté Vidame le 2 septembre 2007. Ce salon littéraire, chapeauté par le Conseil général d’Eure-et-Loir et différents partenaires, prenait son envol dans le parc du château et recevait différents invités : auteurs classiques, contemporains, jeunesse, auteurs de bande dessinée, historiens etc...

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vendredi 2 février 2007

PEDRO roman de Franca Maï critique du Quotidien (Luxembourg) Serge Bressan

Une évidence: aujourd'hui, il existe un ton, un son, une écriture siglés Franca Maï. On l'avait remarquée en 2002 dès son premier roman, Momo qui kills. Les trois suivants se révélaient de la même veine. Et avec le récent Pedro, Franca Maï prend d'autorité sa place dans le monde des lettres francophones.

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samedi 20 janvier 2007

PEDRO roman de Franca Maï une critique de Séverine Capeille sistoeurs.net

Mata Tombe

Entre le désir de « se poser » et la « lumière blanche », il y a le mouvement des feuilles, mortes. Leur crissement déchirant l'espace et le temps. Tic Tac Tic Tac Tic… Il y a les pages qui se tournent, irrémédiablement. Celles de la vie, et celles des romans.

Le dernier opus de Franca Maï nous entraîne dans la spirale des oiseaux blessés, dans la chute vertigineuse des « ailes cassées ». Nous regardons la descente, rapide, cruelle, expéditive. Le ciel qui « pisse son désarroi » concurrence le « torrent incontrôlable » de Mata, les larmes en souvenir de la mère, versées sur des océans de bassesses. Mata tombe. Entre la rage et la tristesse. Elle s'écroule. Et le sang coule… Il n'y a plus d'horizon. L'enfance est criblée de balles, l'avenir danse comme les yeux jaunes d'un serpent. Le froid s'installe insidieusement. Et pourtant…

Pourtant, Mata, c'est un volcan. C'est le feu de la lucidité sur les faux-semblants. Une étincelle de spontanéité sur les braises du désir. Une folie incandescente sur les calculs et les Empires. Elle tire. Elle tire, et ils expirent. Le patron, le ministre et ses sbires. Ils s'effondrent sans comprendre, sans savoir que quelqu'un pouvait à ce point les haïr. La vengeance comble les vides. Elle se fraye un chemin entre les sentiments absolus ; entre la haine et l'amour truqué, et l'amour perdu...

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mardi 7 novembre 2006

Projections Privées

Vous avez aujourd'hui la possibilité de visionner deux courts-métages interprétés par Franca Maï et réalisés par oYoram sur le site d'oYoram. Leurs titres BERCEAUMNIAQUE & Gauche ou Droite. Bonne projection à vous.

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jeudi 26 octobre 2006

Assis ! Couché !

Au départ, c’est le souffle d’une chanson qui réchauffe le tympan. Son titre : Bellaciao. Des voix de femmes s’élèvent. Les corps mènent un dur labeur dans les rizières. Alors les tessitures unies par la sueur et la transpiration crachent une mélopée traduisant les souffrances journalières dues aux insectes et aux moustiques, redoutables « harceleurs » au diapason des contremaîtres et des exploitants de la vallée du Pô. La mélodie est un large cri énergique, rageur, révolté, lancé au ciel où se nichent les lueurs indomptables d’un soleil nommé solidarité. Puis Bellaciao, porteuse d’éclats lumineux, motive les résistants italiens anti-fascistes pendant la seconde guerre mondiale et devient un chant de protestation et l’hymne du mouvement ouvrier...

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mercredi 27 septembre 2006

Berceaumniaque un court-métrage interprété par Franca Maï

Tu pleures mon bébé N’aies pas peur Je suis près de toi maintenant Dodo fais de beaux rêves C’est juste un cauchemar mon amour Un petit accident Dors mon petit, mon tout petit bébé Je vais te raconter l’histoire du voyageur Il cherchait dans ma ville un lit pour se reposer, mon bébé Tu m’écoutes ? C’est l’histoire du voyageur.

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mercredi 13 septembre 2006

Thomas Regnier

Il existe des êtres humains sur cette terre que l’on aurait aimé rencontrer pour parler un peu, échanger des idées et des rires, dérober des instantanés de vie. Parce que dans son for intérieur, on pressentait que même si les chemins parcourus se dévoilaient différents, la sensibilité était commune, à fleur de peau...

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mercredi 23 août 2006

La ligne blanche une nouvelle de Franca Maï

J’étais sur la ligne blanche. Elle défilait sur le macadam. De plus en plus rapidement. Les yeux rivés au sol, je ne la lâchais pas du regard. Elle m’hypnotisait. Pied sur l’accélérateur, je l’observais devenir un mirage de plus en plus flou. Aucune larme ne coulait sur ma joue. Juste cette envie de vitesse qui happait vers la spirale démente. Le vertige du trou noir.

Je l’entendais encore bien distinctement le bâtard : 350 licenciements. Nous délocalisons !... Destin pourri, à tenter de survivre pour manger !... Tu parles d’un but !... Courir après quelques pépites pour apaiser les ventres et dormir dans des cages à rats. Se coltiner des crédits à perpétuité et finir asphyxiés. C’était le lot de la majorité des humains. Et nous l’acceptions, l’échine basse et le pas lourd.

A l’annonce du patron, des collègues s’étaient écroulés sur leurs machines à broyer en vociférant des insultes, d’autres avaient pleuré silencieusement. Mais personne n’avait mis le feu à l’usine, trop anéantis par l’avenir encore plus caillouteux qui se dessinait implacablement. La vieille bâtisse s’était vidée par vagues et puis... ce silence assourdissant. J’ai pensé, enfin libre !... Je suis libre de mon temps.

J’ai commencé par respirer l’air et à regarder les arbres. Ca faisait un sacré moment que je n’avais pas humé la nature. Alors j’ai flâné, sans direction précise et je me suis retrouvée au bord d’une rivière à observer les barques vides et leurs promesses enchanteresses. Un couple de cygnes blancs a traversé mon champ de vision. Ils étaient majestueux et sereins. Je n’ai plus senti la petite boule d’angoisse latente en mon ventre. J’étais émerveillée par ce tableau apaisant. J’ai entendu un coup de fusil. L’un des deux palmipèdes s’est écroulé, long cou souple enfoui subitement dans l’eau verte, le plumage tâché de sang. Un homme sans âge se tenait devant moi, le visage hilare. « C’est beau tout ce rouge sur cet immaculé... Une œuvre d’Art ». La question est restée coincée dans ma gorge quelques secondes et lorsque j’ai crié « Pourquoi... bordel... pourquoi ? », déjà, il s’éloignait en sifflotant...

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jeudi 10 août 2006

La MAIN Film underground

Une jeune aveugle à la chevelure rouge trouve une main sur une plage Normande. JUSTEMENT. Son père anglais en a perdu une lors du débarquement. DEMAIN, c'est la fête JUSTEMENT, la fête de la libération, et parmi les anciens combattants, IL sera là, comme chaque année, et IL visitera sa mère qui ne lui dira aucun mot sur sa fille...JUSTEMENT, demain elle s'arrangera pour lui donner sa main perdue, et alors IL restera avec ELLES, pour sûr....

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jeudi 1 juin 2006

La fête des mères poème et dessins d'Arena pour sa maman

  • LA FETE DES MERES*

/poème d'Arena/

Fête des Mères C'est la fête des femmes au foyer Que Pétain a instaurée Il voulait ainsi cadrer Le rôle de la femme, qui n'avait Selon lui, aucune autre chose a faire Que la bouffe, la ménagère Ou faire têter les nouveaux-nés...

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mercredi 10 mai 2006

Mater Dolorosa une nouvelle de Franca Maï

Mater Dolorosa illustration: BAUR

Je les ai laissés faire. Disposer les meubles et les objets à leur convenance. Ranger mes affaires dans l'ordre qui leur convenait. Décorer à leur guise. J'ai juste restructuré la chambre car après tout c'est l'endroit où je dors et où je passe la majeure partie de mon temps. C'était une manière également de leur prouver un semblant de participation à ce cataclysme, car quel nom donner à un acte que vous accomplissez contre votre volonté. Moi, je ne voulais pas déménager. Ils m'ont forcée pour que nous soyons plus proches les uns des autres, pour que la famille soit de nouveau réunie. Mes petits-enfants pouvant me visiter plus facilement.

A vrai dire, les réunions dominicales autour des plats traditionnels dont j'ai le secret me sortent par les trous de nez et les mômes me fatiguent. Je ne supporte plus leurs cris, leurs rires de souris et leurs bagarres incessantes. J'en ai déjà élevé six. Je soulignerai, toute seule. Ce n'est certainement pas mon fainéant et alcoolique de mari qui m'était d'une grande utilité. Paix à son âme. Il est plongé dans l'éternité depuis plus de vingt ans. Bon débarras. Je l'ai enterré avec ses bouteilles. Vides...

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mardi 4 avril 2006

Momo qui kills Tendresse du meurtre une critique littéraire de Tang Loaëc

...Franca Maï le raconte dans sa complexité humaine, avec ses élans - même dévoyés – vers l’amour. Elle écrit la schizophrénie du pervers, enfermé dans une vision de lui-même qui est sa part d’idéal, celle par laquelle il se justifie de ses actes, en décrochage croissant avec la réalité de ceux-ci.

Adoptant la voix du tueur, elle nous promène d’une vision à l’autre, jusque dans l’écho rapporté des meurtres dans les médias. Nous entendons alors Momo qui vitupère et nous sommes presque tentés de le suivre dans son rejet ricanant du traitement journalistique, de la version déformé des faits pour mieux faire vendre, jusqu’à ce qu’arrive le déni par le maniaque de leur narration factuelle : crâne défoncé, corps mutilé, peau calcinée, seins coupés. Soudain, la crédibilité du propos s’inverse. Le lecteur réalise que si une interprétation tendancieuse était possible, la pure invention de cela ne l’est pas : nous nous trouvons en face d’une réalité que le monologue a oblitéré en même temps que le narrateur l’a effacé de sa mémoire...

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